Polyarthrite rhumatoïde

À propos de la polyarthrite rhumatoïde

Si vous ou un de vos proches est atteint de polyarthrite rhumatoïde, cette section consacrée aux médicaments et traitements parallèles vous intéressera. Plus particulièrement, on y souligne l’importance d’un réseau de soutien et on y fournit des conseils pratiques pour faciliter le quotidien des personnes atteintes.

Qu’est-ce que la polyarthrite rhumatoïde?

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La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie chronique qui cause de la douleur et de l’enflure dans les membranes qui protègent et maintiennent ensemble les os des articulations. Cela peut aussi amener une torsion et un étirement des ligaments et des tendons et finir par causer des dommages aux os et aux cartilages des articulations. La PR peut également toucher d’autres organes ou tissus de l’organisme.

La polyarthrite rhumatoïde est l’une des formes d’arthrite les plus fréquentes et, comme beaucoup d’autres maladies arthritiques, elle est dite « chronique », c’est-à-dire que dès qu’elle s’installe, elle risque de durer toute la vie. Habituellement, les symptômes apparaissent et disparaissent par vagues. Bien que l’on ne sache pas encore ce qui déclenche la PR ni comment la guérir, on en connaît les différents symptômes, on sait comment les traiter et comment la maladie évolue.

Quelle est la cause de la polyarthrite rhumatoïde?

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La polyarthrite rhumatoïde est causée par un mauvais fonctionnement du système immunitaire. Celui-ci s’attaque par erreur à des cellules saines de l’organisme — dans le cas présent, celles des articulations. Les chercheurs ne savent pas encore pourquoi cela se produit, mais la nature de la polyarthrite rhumatoïde la place dans la catégorie des « maladies auto-immunes ».

Les chercheurs étudient les causes possibles, notamment :

  • La génétique : certaines personnes ont des gènes qui les prédisposent à la PR. Néanmoins, le fait d’être porteur de ces gènes n’est pas suffisant pour que la maladie se développe.
  • Les événements déclencheurs : la maladie se manifeste lorsque l’organisme réagit à une période stressante de la vie, à une infection ou à un facteur environnemental.
  • Le sexe : les chercheurs croient que les hormones féminines pourraient également être un facteur déclencheur, car 70 % des personnes atteintes de PR sont des femmes.
  • Les autres facteurs de risque : le risque d’apparition de la polyarthrite rhumatoïde est plus élevé chez les personnes qui fument ou qui ont un parent atteint de cette maladie. 

Quelles sont les conséquences de la polyarthrite rhumatoïde?

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L’inflammation est un processus naturel que l’organisme utilise généralement pour se protéger contre un danger. L’inflammation provoque la douleur et l’enflure que vous ressentez quand :

  • vous vous cognez le genou
  • vous souffrez d’une infection à la gorge
  • vous vous brûlez la main en cuisinant
  • vous attrapez un coup de soleil
  • vous vous coupez avec du papier

Les articulations touchées par la polyarthrite rhumatoïde peuvent devenir rouges, enflées et douloureuses et être chaudes au toucher. C’est ce qu’on appelle une inflammation. Les articulations deviennent également raides, particulièrement dans les premières heures après le réveil.

Les symptômes de la PR ont tendance à changer avec le temps et ils diffèrent d’une personne à l’autre. Bien souvent, la polyarthrite rhumatoïde occasionne des poussées douloureuses très intenses, entrecoupées de périodes sans symptômes appelées « rémissions ».

Les symptômes peuvent varier : la douleur peut être légère ou intense, les raideurs peuvent être de courte ou de longue durée et l’intervalle de temps entre les poussées peut varier de plusieurs semaines à plusieurs années.

Si l’inflammation de la polyarthrite rhumatoïde n’est pas traitée, elle peut éventuellement conduire à des déformations articulaires et à une raideur marquée qui rendent difficile l’accomplissement des activités quotidiennes. Heureusement, il y a de nombreuses façons de traiter la PR et de prévenir les lésions avant qu’elles ne surviennent.

Quelles parties du corps sont touchées?

La polyarthrite rhumatoïde a tendance à toucher en premier les plus petites articulations, comme celles qui relient les doigts aux mains ou les orteils aux pieds.

Il est très fréquent que les articulations des mains et des pieds soient touchées et qu’on ressente une raideur matinale des articulations qui dure plusieurs heures.

Il existe un signe important indiquant que l’inflammation articulaire est causée par la PR : les articulations sont touchées de façon symétrique, ce qui veut dire que les mêmes articulations des deux côtés du corps sont touchées (p. ex., les deux poignets ou les deux pouces).

Articulations les plus souvent touchées par la polyarthrite rhumatoïde :

  • jointures des doigts;
  • poignets;
  • coudes;
  • épaules;
  • jointures des pieds;
  • chevilles;
  • genoux;
  • hanches.

Dans certains cas, la polyarthrite rhumatoïde peut également toucher les yeux et les membranes qui entourent le cœur et les poumons.

Y a-t-il d’autres symptômes?

L’inflammation causée par la PR entraîne aussi parfois des picotements dans les doigts et des symptômes semblables à ceux de la grippe :

  • Sensation d’extrême fatigue;
  • Malaise général;
  • Faible fièvre;
  • Perte d’appétit;
  • Perte de poids.

Le soutien est primordial

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Nous ne sommes pas faits pour vivre seuls. Encore moins lorsqu’on est atteint de polyarthrite rhumatoïde. Vos amis et votre famille peuvent vous aider, de même que les professionnels de la santé qui vous traitent. Vivre avec une maladie chronique peut vous amener à vous sentir isolé, particulièrement lorsque vous devez changer vos habitudes quotidiennes, voir de nombreux professionnels de la santé et apprendre des termes médicaux. Mais vous n’êtes pas obligé de vivre cela en solitaire.

Quand on est atteint de polyarthrite rhumatoïde, il est essentiel de maintenir une bonne communication avec sa famille, ses amis et ses collègues de travail. Si on ne leur parle pas ouvertement, ils n’auront aucune idée de ce qu’on vit réellement.

Voici quelques conseils utiles provenant de patients atteints de la polyarthrite rhumatoïde :

  • Demandez à vos proches d’en apprendre davantage sur votre maladie. Ainsi, ils comprendront vos symptômes ou même vous accompagneront à vos rendez-vous. Ils peuvent lire ce site ou d’autres sites Web ou encore consulter des sources fiables, comme des bibliothèques ou la Société de l’arthrite.
  • Dites-leur que vous avez besoin de leur soutien. Il peut s’agir simplement d’une oreille attentive quand vous avez besoin d’en parler. Si par moments, vous souffrez d’incapacités physiques, dites-leur qu’avec les maladies inflammatoires, certains jours peuvent être plus difficiles.
  • Soyez toujours ouvert et honnête à propos de votre polyarthrite rhumatoïde. Ce n’est qu’ainsi que les gens pourront vous aider. S’il vous est déjà arrivé de dire à un ami ou à un membre de la famille « tu ne sais pas ce que c’est », c’est peut-être que vous ne leur avez jamais expliqué.

Lorsque nous arrêtons de faire les choses que nous aimons, notre humeur change, la douleur semble plus intense et il est plus difficile de se motiver. Il est essentiel de continuer à s’amuser dans la vie — faites-en une priorité absolue. C’est bon pour votre moral, vos relations et votre niveau d’énergie. Trouvez au moins une activité qui vous plaît — même une toute petite — que vous pouvez faire chaque semaine, sans y manquer, ainsi qu’une autre que vous pouvez faire chaque jour. Lorsqu’elles seront intégrées à votre quotidien, vous vous sentirez mieux et voudrez en faire plus.

La polyarthrite rhumatoïde diffère d’un patient à l’autre et le traitement doit être adapté à chacun. Il est important de communiquer régulièrement à votre médecin vos progrès et les effets de votre traitement. Respectez quotidiennement les consignes de traitement, car il peut s’écouler un certain temps avant que le médicament agisse. Si vous sentez qu’il y a un problème avec votre traitement ou que vous présentez des effets secondaires, contactez immédiatement votre médecin pour essayer d’autres traitements. N’hésitez pas à poser des questions et à participer aux décisions qui concernent votre santé. Surtout, rappelez-vous que plusieurs solutions s’offrent à vous et que si l’une d’entre elles s’avère inefficace, la suivante pourrait bien être la bonne.

Des solutions au quotidien

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Si vous êtes atteint de polyarthrite rhumatoïde, il y a une foule de choses que vous pouvez faire pour atténuer vos symptômes. L’exercice modéré, une saine alimentation et les techniques de relaxation jouent un rôle important dans le soin des articulations. Si vous n’êtes pas sûr que ces conseils vous conviennent, consultez votre professionnel de la santé.

L’exercice n’aggrave pas la douleur et la raideur des articulations. Au contraire, un peu d’exercice modéré peut venir soulager les articulations. De plus, l’activité physique renforce les muscles et les tissus, ce qui aide à mieux soutenir les articulations affaiblies ou endommagées.

Pour rendre l’expérience plus agréable :

  • Établissez vos limites et fiez-vous à votre instinct pour déterminer la quantité d’exercice que vos articulations peuvent supporter;
  • Commencez lentement si vous êtes inactif depuis un certain temps;
  • Ne faites pas trop travailler vos muscles.

Essayez des activités douces comme des étirements, de la natation, du tai-chi ou des mouvements simples de yoga. Assurez-vous de ne pas en faire trop. Si vous avez besoin d’être motivé, demandez à un professionnel de vous préparer un programme d’exercice. N’oubliez pas de lui parler de votre maladie, afin qu’il puisse concevoir un programme qui vous convient.

Imaginez la pression qui s’exercerait sur vos articulations si vous transportiez un lourd sac à dos et des bagages toute la journée. Un surplus de poids peut avoir le même effet néfaste sur vos articulations.

Si vous êtes atteint de polyarthrite rhumatoïde, vous avez tout avantage à maintenir un poids santé en surveillant votre alimentation. Il suffit de quelques kilos en moins pour que vos genoux et autres articulations soient grandement soulagés. Optez pour des aliments nutritifs et sains pour faire le plein d’énergie.

Protégez vos articulations en apportant quelques changements à vos activités quotidiennes :

  • Protégez les articulations des doigts — utilisez des dispositifs pour dévisser les couvercles, ajoutez des gaines aux manches des casseroles et des ustensiles pour augmenter leur diamètre et ouvrez les portes avec le corps au lieu de pousser seulement avec les doigts.
  • Utilisez les deux mains pour soulever les grosses casseroles et tout autre objet lourd et transportez-les en les tenant près du corps.
  • Utilisez une longue pince pour ramasser des objets au sol ou une canne pour exercer moins de pression sur les genoux et les hanches.
  • Utilisez un ordinateur judicieusement : assurez-vous que le cou, les poignets et le bas du dos sont dans une position neutre et détendue. Faites des poses et levez-vous environ toutes les demi-heures.
  • Maintenez un juste équilibre entre vos périodes d’activités et de repos : rester assis ou debout toute la journée n’est pas bon pour vous.
  • Asseyez-vous sur un siège inclinable pour réduire la pression sur les articulations des hanches et des genoux.

La fatigue extrême est l’un des symptômes de la polyarthrite rhumatoïde et vivre avec la douleur peut être épuisant. Malgré tout, il est important de bouger et de maintenir un certain niveau d’activité. Évitez la fatigue en effectuant, en alternance, des activités exigeantes et d’autres plus faciles. L’important est de se reposer, de faire des pauses et de rester à l’écoute de son corps.

Le stress peut augmenter la tension artérielle, vous empêcher de dormir et influencer l’intensité des symptômes de la polyarthrite rhumatoïde. La première chose à faire est donc de repérer les facteurs de stress; ensuite, l’apprentissage de techniques de relaxation et le développement de stratégies d’adaptation vous permettront d’améliorer votre bien-être général et vous donneront davantage le sentiment de maîtriser votre PR.

Solutions thérapeutiques complémentaires

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Pour certaines personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, des traitements d’appoints et des traitements parallèles — qui ne sont pas considérés comme faisant partie des remèdes traditionnels occidentaux — peuvent parfois s’avérer très efficaces pour soulager la douleur. Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé au sujet des autres traitements.

La chaleur ou le froid peuvent aider à réduire la douleur causée par la polyarthrite rhumatoïde. Voici un guide général vous indiquant dans quelle situation il est recommandé d’utiliser ou d’éviter la chaleur et le froid.

Chaleur : Les articulations raides peuvent bénéficier d’un peu de chaleur, particulièrement le matin, au réveil. Prenez une douche ou un bain chaud ou appliquez des compresses chaudes pour relaxer les muscles et soulager la douleur et la raideur des articulations. Toutefois, n’appliquez jamais de chaleur directement sur des articulations déjà chaudes ou enflammées pour éviter d’aggraver les symptômes.

Froid : L’application d’une compresse froide (ou d’un sac de glaçons, enveloppé dans une serviette) sur des articulations chaudes et enflammées pendant environ 15 minutes peut aider à limiter la circulation sanguine et à réduire la douleur et l’enflure. Cependant, n’appliquez pas de froid sur des articulations déjà raides, car cela peut les rendre plus rigides.

Pour soulager les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde, certaines personnes ajoutent des traitements naturels à leur traitement médical, comme l’acupuncture, le massage suédois ou « classique », la prise de suppléments de vitamines et de minéraux (p. ex., la glucosamine) ou la rétroaction biologique « Biofeedback » (avec ou sans hypnose). Discutez toujours de ces choix de traitement avec votre médecin et assurez-vous d’informer les thérapeutes de votre maladie afin d’éviter toute blessure.

Vous et votre médecin pouvez envisager la chirurgie si les médicaments ne sont pas assez efficaces pour vous. La décision dépend habituellement de l’intensité de la douleur et de l’invalidité qu’entraîne l’articulation touchée. La chirurgie peut parfois améliorer l’apparence physique des articulations déformées. Les médecins peuvent aussi pratiquer une chirurgie pour examiner de plus près l’articulation touchée, afin de mieux comprendre comment la traiter.

Médicaments

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Les médicaments pour traiter la polyarthrite rhumatoïde se divisent en deux grandes catégories : ceux qui soulagent les symptômes et l’inflammation et ceux qui soulagent les symptômes et modifient l’évolution de la maladie. Votre médecin peut vous expliquer ce qui distingue les différents médicaments, leurs bienfaits et leurs effets secondaires. Vous essaierez probablement différents traitements ou association de traitements avant de trouver la meilleure façon d’obtenir un soulagement prolongé de la douleur.

Quatre types de médicaments sont utilisés pour traiter la polyarthrite rhumatoïde

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont une classe de médicaments utilisés pour traiter la douleur et l’inflammation causées par la polyarthrite rhumatoïde. Les AINS sont utilisés seulement pour traiter les symptômes, ils ne ralentissent pas l’évolution de la maladie. Par conséquent, ils sont pris au besoin.

Votre médecin peut recommander un AINS pour réduire l’enflure et soulager douleur, sensibilité et raideur aux articulations. Vous pourriez commencer à ressentir des bienfaits après quelques semaines de traitement.

Il existe de nombreux AINS sur le marché, dont certains sont vendus sous ordonnance et d’autres, en vente libre. Tous les AINS produisent des effets anti-inflammatoires et comme chaque personne réagit différemment à divers médicaments, vous trouverez peut-être qu’un AINS en particulier vous procure un plus grand soulagement qu’un autre.

Les effets secondaires le plus souvent associés à la prise d’AINS sont l’indigestion, les brûlures d’estomac, les douleurs à l’estomac et les douleurs abdominales. Ils peuvent également modifier la muqueuse protectrice de l’estomac et des intestins, ce qui vous rend plus vulnérable aux ulcères et aux saignements. Par conséquent, vous devez éviter de prendre plus de deux types différents d’AINS en même temps. Les inhibiteurs de la COX-2 sont un type d’AINS spécialement conçus pour minimiser le risque d’ulcères et de saignements. Les personnes atteintes d’une maladie cardiaque ou ayant des antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de douleur thoracique doivent éviter de prendre des AINS. Discutez de la prise d’AINS avec votre médecin si vous avez des problèmes de cœur, de reins ou d’estomac.

L’organisme produit naturellement de la cortisone et d’autres stéroïdes pour contrôler l’inflammation. Les médecins prescrivent des corticostéroïdes comme médicament à action rapide lorsque les symptômes de la PR sont particulièrement graves et douloureux. Ils procurent le même type de soulagement que les AINS, mais ils sont plus puissants et ne sont pas conçus pour une utilisation prolongée. Les corticostéroïdes peuvent entraîner des effets secondaires graves, c’est pourquoi ils sont généralement pris pendant une période de temps limitée ou pour procurer un soulagement en attendant que les médicaments à action plus lente fassent effet.

Les corticostéroïdes peuvent être injectés directement dans une articulation ou pris par voie orale (par la bouche). Les effets secondaires des corticostéroïdes à administration orale comprennent  notamment les suivants : enflure du visage, rétention d’eau, dépôts de graisse aux bras, jambes et dos, augmentation de l’appétit et du poids, troubles du sommeil, acné, pilosité excessive, vision trouble, élévation de la tension artérielle, élévation de la glycémie et sautes d’humeur. Ces effets disparaissent avec la réduction de la dose ou l’arrêt du traitement.

Les antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM) sont des médicaments que les médecins prescrivent pour soulager les symptômes de la PR et limiter les lésions articulaires. Les ARMM ne permettent pas de faire disparaître les lésions articulaires déjà présentes, mais un traitement précoce par les ARMM peut prévenir l’apparition d’autres lésions articulaires et ralentir, voire arrêter l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde. Les ARMM peuvent prendre du temps avant de faire une différence pour ce qui est de la douleur et de l’enflure aux articulations. Pendant ce temps, votre médecin pourrait vous prescrire un médicament additionnel, comme un stéroïde ou un AINS, pour maîtriser les symptômes.

Les ARMM sont destinés à la prise en charge à long terme de la polyarthrite rhumatoïde et peuvent être pris pendant des mois ou des années afin de maintenir une rémission. Ils sont parfois prescrits en association avec des AINS, d’autres ARMM ou des médicaments biologiques.

Les effets secondaires des ARMM sont les nausées, la diarrhée, les dérangements d’estomac, les étourdissements, un risque accru d’infection et des problèmes au foie. Des analyses de sang doivent être réalisées régulièrement pour surveiller le taux de cellules sanguines et la fonction hépatique.

Les modificateurs de la réponse biologique, ou médicaments biologiques en abrégé, sont des médicaments spécialement mis au point pour cibler le système immunitaire de votre organisme. Comme les ARMM, les médicaments biologiques sont utilisés pour ralentir l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde, prévenir les lésions articulaires et atténuer l’enflure, la sensibilité et la douleur des articulations.

Les médicaments biologiques peuvent agir lentement. Certaines personnes ressentent les effets de la médication rapidement (dans l’espace d’une semaine), alors que pour d’autres, les effets se manifestent plus tard. Les médicaments biologiques sont souvent associés à d’autres médicaments pour traiter la polyarthrite rhumatoïde, comme les ARMM. On les prescrit également lorsque les autres traitements de la polyarthrite rhumatoïde ne sont pas efficaces.

Les effets secondaires fréquemment observés avec les médicaments biologiques sont de légères réactions cutanées au point d’injection, des nausées, des douleurs abdominales et des maux de tête. Chez les personnes qui prennent des médicaments biologiques, on peut observer, quoique rarement, l’apparition d’infections graves, de réactions de pseudo-lupiques, de maladies du système nerveux ou de cancer. Vous ne devez pas prendre de médicaments biologiques si vous êtes enceinte, si vous allaitez ou si vous avez des antécédents de sclérose en plaques ou de cancer. Si vous avez des antécédents de tuberculose, d’hépatite B ou d’infections à répétition, signalez-le à votre médecin.

Il y a deux façons d’administrer les médicaments biologiques : par perfusion intraveineuse ou par injection sous-cutanée. Votre médecin peut vous renseigner et vous aider à choisir ce qui vous convient le mieux.

Comprendre les médicaments biologiques et biosimilaires

La plupart des gens connaissent les médicaments classiques, comme les analgésiques. Ces médicaments sont fabriqués à partir de substances chimiques (obtenues par synthèse chimique).

Certains d’entre vous ont probablement entendu parler des médicaments « biologiques » qui sont utilisés pour traiter des maladies graves, comme le cancer, les maladies inflammatoires de l’intestin, le psoriasis et la polyarthrite rhumatoïde. Les médicaments biologiques sont des médicaments spéciaux, conçus à l’aide de procédés biologiques dans des cellules vivantes.

Les médicaments classiques et les médicaments biologiques comportent des différences importantes.

 

Médicaments classiques Médicaments biologiques
Fabriqués à partir de substances chimiques Fabriqués à partir de cellules vivantes
Généralement de petites molécules Grosses molécules complexes

 

Historique des médicaments biologiques

  • Dans les années 1970 et 1980, des scientifiques se sont mis à insérer certains gènes dans des cellules vivantes pour fabriquer des protéines particulières, ou « produits biologiques », pouvant être utilisés comme traitements.
  • L’insuline humaine, utilisée pour traiter le diabète, est le premier médicament biologique.

C’est un fait connu qu’à l’expiration du brevet d’un médicament classique, d’autres entreprises peuvent produire des copies appelées « médicaments génériques ». Bien que l’ingrédient actif d’un médicament générique soit identique à celui du médicament classique d’origine, les ingrédients non médicinaux, comme les agents de remplissage et les colorants, peuvent être différents.

Lorsque le brevet d’un médicament biologique est échu, d’autres entreprises peuvent en produire des copies. Cependant, comme il est impossible de produire des copies identiques des médicaments biologiques en raison de leur mode de fabrication, on ne peut pas parler de médicaments génériques ni même de médicaments biogénériques. Le terme approprié est médicament biosimilaire puisqu’un tel médicament ne peut être que similaire et non pas identique au médicament d’origine. Au Canada, le terme officiel utilisé pour désigner un médicament biosimilaire est « produit biologique ultérieur » ou « PBU ».

Les médicaments biosimilaires sont-ils des versions génériques des médicaments biologiques d’origine?

Non. Les médicaments biosimilaires sont semblables, mais pas identiques aux médicaments biologiques d’origine. Cela vient du fait que le groupe de cellules utilisées pour produire les médicaments (lignée cellulaire), la molécule médicamenteuse et le processus de fabrication sont différents.

Au Canada, les fabricants de médicaments biosimilaires doivent démontrer à Santé Canada la similarité de leur produit et du médicament biologique d’origine et que les bienfaits de leur produit l’emportent sur les risques. La monographie des produits biologiques ultérieurs doit être différente de celle des médicaments biologiques d’origine.

Est-ce que la différence entre un médicament biosimilaire et le médicament biologique d’origine a une incidence sur moi et sur mes soins?

Oui. Les médicaments biologiques d’origine et les médicaments biosimilaires peuvent agir différemment dans votre organisme et vous pourriez présenter des effets secondaires différents.

Comme les versions d’origine et biosimilaires ne sont pas identiques, il est important de demander à votre médecin des précisions sur l’ordonnance pour savoir quel médicament il vous prescrit.

Santé Canada n’appuie pas la substitution automatique en pharmacie, c'est-à-dire le remplacement d’un médicament biosimilaire par un médicament biologique d’origine.

Pour en savoir plus sur les médicaments biosimilaires, visitez :

Santé Canada
www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/brgtherap/applic-demande/guides/seb-pbu/01-2010-seb-pbu-qa-qr-fra.php

Alliance for Safe Biologic Medicines (États-Unis)
www.safebiologics.org

Avertissement 

L’information contenue dans ce site Web ne doit pas remplacer les conseils fournis par un médecin ou les traitements prescrits; elle ne doit pas être utilisée pour poser un diagnostic ou traiter une maladie ou un problème de santé. Consultez votre professionnel de la santé si vous avez des questions au sujet de votre état de santé, de vos symptômes ou des traitements à votre disposition. Les informations de cette sections peuvent être référencées à l'adresse suivante: www.arthrite.ca.