Uvéite

À propos de Uvéite

Dans cette section, vous et vos proches en apprendrez davantage sur les médicaments d’ordonnance utilisés dans le traitement de l’uvéite. Vous y trouverez également des conseils pratiques sur la vie avec l’uvéite et sur la façon de tirer profit de votre réseau d’entraide. Poursuivez votre lecture et vous trouverez des réponses à certaines de vos questions de même que des liens vers des ressources contenant d’autres renseignements. Être bien renseigné est la première étape pour participer activement aux décisions touchant la prise en charge de l’uvéite.

Qu’est-ce que l’uvéite?

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L’uvéite est une inflammation de l’intérieur de l’œil. L’inflammation est une réaction de l’organisme contre les lésions des tissus, les germes ou les toxines. Elle entraîne de l’enflure, de la rougeur et une sensation de chaleur dans l’œil.

Dans les cas d’uvéite, l’inflammation se produit dans la partie centrale de l’œil, ou tractus uvéal (que l’on appelle aussi uvée). Un grand nombre des vaisseaux sanguins qui alimentent l’œil se trouvent dans l’uvée.

Le tractus uvéal comporte trois parties : l’iris, le corps ciliaire et la choroïde.

  • Iris : c’est la partie colorée de l’œil qui contrôle la quantité de lumière pénétrant dans l’œil.

  • Corps ciliaire : il sécrète un liquide clair remplissant l’avant de l’œil; il fournit des nutriments à l’œil.

  • Choroïde : elle approvisionne l’œil en sang. 

L’uvéite n’est pas une seule maladie – c’est plutôt un groupe de maladies caractérisées par l’irritation et l’enflure du tractus uvéal.

Le diagnostic et le traitement précoces de l’uvéite sont importants. L’uvéite peut avoir des conséquences graves, dont la perte de vision permanente. 

Le type d’uvéite dépend de la région du tractus uvéal touchée par l’enflure et l’irritation

  • Uvéite antérieure (aussi appelée iritis) : c’est le type d’uvéite le plus courant. Elle survient dans la partie avant du tractus uvéal et touche l’iris, le corps ciliaire ou les deux.

  • Uvéite postérieure (aussi appelée cyclite ou rétinite)  : elle touche la choroïde et la rétine, à l’arrière de l’œil.

  • Uvéite intermédiaire (aussi appelée choroïdite) : elle touche le corps vitré de l’œil, un gel clair que l’on trouve dans l’œil.

  • Panuvéite: il s’agit d’une uvéite touchant toutes les parties du tractus uvéal.

Dans l’une ou l’autre de ces maladies, l’inflammation peut toucher la matière gélatineuse du centre de l’œil.

L’uvéite peut aussi être décrite en fonction de sa durée. Une uvéite aiguë dure des semaines ou des mois, puis guérit; une uvéite chronique peut durer des mois ou des années, et peut disparaître ou ne jamais disparaître complètement.

Apprendre que vous avez une uvéite peut vous causer de l’inquiétude en ce qui concerne vos yeux et votre vision, il est donc essentiel d’aller chercher de l’aide et des renseignements auprès de vos proches et de votre équipe de soins. En vue d’obtenir les meilleurs traitements et le meilleur soutien médical, il est important de faire de votre bien-être émotionnel et physique une priorité, de demander de l’aide et du soutien quand vous en avez besoin et d’entretenir des relations avec des gens compatissants qui vous sont chers. Vous n’avez pas à le faire seul – il existe de nombreux moyens de gérer votre vie quotidienne avec votre équipe de soins, votre famille et vos amis, comme vous le verrez dans les sections suivantes.

Quelle est la cause de l’uvéite?

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Les causes possibles de l’uvéite sont, entre autres, les suivantes :

Les personnes ayant un parent atteint d’uvéite sont plus susceptibles d’en avoir une. Une étude a montré que le tabagisme peut être associé à l’uvéite.

Dans environ la moitié des cas, la cause précise de l’uvéite est inconnue. 

Quelles sont les conséquences de l’uvéite

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L’uvéite peut varier d’une personne à l’autre. Certaines personnes, particulièrement les enfants et les jeunes adultes, peuvent ne présenter aucun symptôme, alors que d’autres peuvent présenter de graves symptômes.

Un patient atteint d’uvéite peut présenter des symptômes liés à la cause et à la durée de la maladie, à l’endroit touché par la maladie ainsi qu’à son état de santé général.

Comment l’œil est-il touché?

Les signes et symptômes de l’uvéite peuvent apparaître subitement et s’aggraver rapidement, mais, dans certains cas, ils apparaissent graduellement. Ils peuvent toucher un œil ou les deux.

Les signes et symptômes courants de l’uvéite sont, entre autres, les suivants :

  • Douleur dans l’œil

  • Rougeur dans l’œil

  • Sensibilité à la lumière

  • Larmoiement

  • Vision trouble

  • Perception de taches sombres mobiles appelées « corps flottants »

  • Perception de lumières clignotantes

  • Rétrécissement de la pupille

Existe-t-il d’autres affections associées à l’uvéite?

Si elle n’est pas traitée, l’uvéite peut entraîner des complications, notamment les suivantes :

L’uvéite peut aussi être associée à de nombreuses maladies, par exemple :

Le soutien est primordial

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Nous ne sommes pas faits pour vivre seuls. Encore moins lorsqu’on est atteint d’une uvéite. Lorsqu’on vit avec une maladie, il est normal de se sentir parfois isolé, surtout quand on doit modifier ses habitudes en raison de ses symptômes ou de leur impact sur notre quotidien; ou encore quand on doit consulter fréquemment des médecins et se familiariser avec de nouvelles notions médicales. Cela peut sembler difficile au début, mais si vous pensez que vous ou un proche êtes atteint d’une uvéite, il est important de parler des symptômes à un professionnel de la santé.

Avec le temps, l’uvéite peut en effet comporter des défis pour une personne atteinte, comme des problèmes de vision, cependant, amis et famille peuvent être d’une grande aide, de même que l’équipe soignante. N’hésitez pas à en parler et à poser toutes les questions nécessaires à vos médecins et infirmières – leur expertise peut être très utile. Il ne faut jamais oublier que, bien que ces personnes soient des professionnels de la santé, ce sont également des êtres humains; il est donc important d’entretenir une bonne relation avec eux, grâce à une communication ouverte et honnête.

Les personnes qui ont vécu ce que vous vivez actuellement sont une autre source de soutien. Ces personnes comprennent ce que vous ressentez. Elles peuvent vous dire à quoi vous attendre, comment elles ont composé avec la situation et vous donner espoir en l’avenir. Vous pouvez contacter des personnes qui sont dans votre situation par l’entremise de programmes d’entraide structurés. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce type de programme, parlez-en à votre médecin ou à un autre membre de votre équipe de soins ou consultez les ressources proposées.

Si vous êtes atteint d’une uvéite, il est essentiel de maintenir une bonne communication avec votre famille, vos amis et même les collègues de travail en qui vous avez confiance. Vous pouvez leur expliquer la réalité des gens vivant avec une uvéite et leur montrer ce qui contribue à vous soulager et à vous faire profiter davantage de la vie. Efforcez-vous d’en parler ouvertement – surtout avec les gens que vous appréciez et qui vous permettent d’être vous-même.

Voici quelques conseils utiles de la part de patients :

  • Demandez à vos proches d’en apprendre davantage sur votre maladie. De cette façon, ils comprendront mieux vos symptômes et ce que vous ressentez. Cela pourrait leur donner de nouvelles idées pour vous aider dans votre quotidien, et le seul fait qu’ils soient sensibilisés vous rendra tous plus à l’aise pour composer avec l’uvéite. La compréhension mutuelle est souvent favorisée par la connaissance – parents et amis peuvent lire l’information présentée sur ce site ou sur d’autres sites Web, consulter des sources d’information fiables à la bibliothèque ou vous accompagner à certains de vos rendez-vous. Ils peuvent aussi consulter le site Web de la Canadian Uveitis Society (en anglais seulement)

  • Dites-leur que vous avez besoin de leur soutien. Il peut s’agir simplement d’une oreille attentive quand vous avez besoin de parler – même de sujets qui ne sont pas directement liés à l’uvéite. Entretenez les relations personnelles qui vous sont importantes – partagez ce que vous ressentez, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Par moments, vous éprouverez davantage de symptômes et de frustrations, mais à d’autres occasions, vous vous sentirez si bien que vous ne penserez pas du tout à l’uvéite.
  • Soyez toujours ouvert et honnête à propos de l’uvéite. Ce n’est qu’ainsi que les gens pourront vous aider. Cherchez un soutien médical adéquat et essayez de ne pas laisser l’uvéite dicter votre vie. Si vous avez déjà conclu que votre médecin ou vos proches n’en font pas assez parce qu’« ils ne savent pas ce que c’est », c’est peut-être parce que vous ne leur avez pas tout dit. Aidez-les à vous aider en leur expliquant ce que vous vivez et ce que vous attendez d’eux. Voici quelques exemples de ce que vous pourriez demander à votre famille ou à vos amis:

    • Vous faire la lecture

    • Vous conduire à vos rendez-vous ou à vos activités

    • Vous aider avec l’administration des gouttes ophtalmiques (pour les yeux)

Lorsque nous arrêtons de faire les choses que nous aimons, notre humeur change, la douleur semble plus intense et il devient de plus en plus difficile de se motiver. Il est essentiel de continuer à s’amuser dans la vie – faites-en une priorité absolue. C’est bon pour votre moral, vos relations et votre niveau d’énergie. Pratiquez des activités qui vous plaisent « juste parce que » c’est bon pour votre santé. Trouvez au moins une activité qui vous plaît – même une occupation toute simple qui ne demande pas beaucoup de temps – et que vous pouvez faire chaque semaine, sans y manquer, ainsi qu’une autre que vous pouvez faire chaque jour. Il peut s’agir d’une activité que vous pratiquerez seul, comme la préparation d’une de vos recettes de cuisine préférées ou une courte promenade pour visiter un ami, ou d’une activité de groupe, comme un cours de yoga ou un club de lecture. Choisissez des activités spéciales qui vous plaisent vraiment. Lorsqu’elles seront intégrées à vos activités quotidiennes, vous vous sentirez mieux et voudrez en faire plus.

L’uvéite peut varier d’une personne à l’autre. L’important est de suivre attentivement les directives de l’équipe soignante au sujet des mesures et des médicaments à prendre. Restez fidèle à votre traitement et soyez patient : il peut s’écouler un certain temps avant que le médicament commence à agir. Prenez des notes et communiquez régulièrement avec votre médecin à propos de vos progrès et des effets de votre traitement. Si vous sentez qu’il y a un problème avec votre traitement ou que vous présentez des effets secondaires, contactez immédiatement votre médecin pour essayer d’autres traitements. N’hésitez pas à poser des questions. Soyez proactif et participez aux décisions concernant votre santé. Ne vous découragez pas si un traitement s’avère inefficace; de nombreuses solutions s’offrent à vous et la suivante pourrait bien être la bonne.

Voici quelques conseils sur la façon de tirer profit au maximum de vos rendez-vous avec les membres de votre équipe soignante :

  • Notez toute question que vous pourriez avoir et apportez votre liste de questions lors de votre prochain rendez-vous.

  • Prenez des notes.

  • Demandez le nom de la personne à contacter si quelque chose survient entre les rendez-vous prévus.

  • Essayez de ne pas devenir hostile ou de ne pas vous mettre en colère durant un rendez-vous, car cela peut nuire à la façon dont votre équipe de soins communique avec vous.

Des solutions au quotidien

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Pour la plupart des gens, atteints ou non d’une maladie des yeux, il est recommandé de prendre soin de ses yeux, d’arrêter de fumer, de faire de l’exercice, de manger sainement et d’avoir de bonnes habitudes de sommeil. Généralement, un mode de vie sain améliore la qualité de vie. Avant d’apporter des changements à votre mode de vie, consultez votre médecin.

Conseils pour la santé de vos yeux :

  • Lorsque vous regardez la télévision, asseyez-vous à une distance d’au moins 5 fois la largeur de votre écran.

  • Mangez des aliments qui sont bons pour les yeux, comme ceux qui contiennent de la vitamine C (papayes, poivrons rouges, kiwi, fraises, oranges) ou des antioxydants comme la lutéine et le bêta-carotène (carottes, patates douces, courge, épinards, chou frisé, brocoli).

  • Lorsque vous utilisez un ordinateur pour travailler ou jouer, suivez la règle du 20-20-20: toutes les 20 minutes d’utilisation d’un écran, prenez une pause de 20 secondes et regardez à 20 pieds devant vous.

  • Portez des lunettes de protection appropriées lorsque vous effectuez un travail qui pourrait nuire à vos yeux, à l’intérieur ou à l’extérieur; portez des lunettes de soleil à l’extérieur, même si le soleil ne brille pas – n’oubliez pas que les rayons ultraviolets sont nuisibles pour vos yeux durant toute l’année.

  • Si vos yeux sont irrités en raison d’une allergie, d’une inflammation, d’une infection ou d’une lésion, consultez votre optométriste, votre médecin de famille ou votre ophtalmologiste.

Généralement, c’est le rhumatologue qui diagnostique l’uvéite et prescrit des médicaments. L’ophtalmologiste surveille l’uvéite. Demandez à votre ophtalmologiste si vous devriez aussi continuer de consulter régulièrement un optométriste pour vos examens complets de la vue (voir la fréquence recommandée ci-dessous). Si vous n’avez pas d’optométriste, visitez le http://docteursenoptometrie.ca pour trouver un optométriste près de chez vous.

Examens complets de la vue : fréquence recommandée

Nourrissons et tout-petits (de la naissance à 24 mois)

Les nourrissons et les tout-petits doivent passer leur premier examen de la vue entre l’âge de 6 et 9 mois.

Enfants d’âge préscolaire de 2 à 5 ans)

Les enfants d’âge préscolaire devraient passer un examen de la vue au moins une fois entre l’âge de 2 et 5 ans.

Enfants d’âge scolaire

(de 6 à 19 ans)

Les enfants d’âge scolaire devraient passer un examen de la vue annuellement, entre l’âge de 6 et 19 ans.

Adultes (de 20 à 39 ans)

Les adultes âgés de 20 à 39 ans devraient passer un examen de la vue tous les 2 à 3 ans.

Adultes (de 40 à 64 ans)

Les adultes âgés de 40 à 64 ans devraient passer un examen de la vue tous les 2 ans.

Adultes (de 65 ans ou plus)

Les adultes âgés de 65 ans ou plus devraient passer un examen de la vue chaque année.

D’après l’Association canadienne des optométristes.

La plupart d’entre nous savent que l’usage du tabac a un effet négatif sur la santé générale, mais bien souvent, nous sommes moins conscients des conséquences du tabagisme sur la vision et les yeux. Une étude récente a montré une association significative entre l’uvéite et l’usage de la cigarette.

Voici quelques raisons pour lesquelles il faudrait cesser de fumer :

Cesser de fumer :

  • est la meilleure chose que vous puissiez faire pour améliorer votre vie et votre santé;

  • réduit immédiatement le risque de maladie cardiaque, de cancer et de problèmes respiratoires;

  • procure des bienfaits pour la santé chez quiconque ayant déjà fumé : les hommes et les femmes, les jeunes et les personnes âgées.

«N’oubliez pas que l’abandon du tabac n’est pas un gros défi en soi – c’est un ensemble de petits défis. Relevez-les une minute, une heure et une journée à la fois.» – Santé Canada

Santé Canada recommande de consulter un professionnel de la santé lorsque vous prévoyez arrêter de fumer. Les médecins, les infirmières et autres professionnels de la santé peuvent vous offrir de judicieux conseils sur les traitements de remplacement de la nicotine et les médicaments pour vous aider à arrêter de fumer et peuvent aussi vous orienter vers d’autres sources de soutien.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web Cessez de fumer de Santé Canada, à http://www.hc-sc.gc.ca/hc-ps/tobac-tabac/quit-cesser/index-eng.php.

Selon une étude publiée dans la revue Canadian Journal of Optometry/Revue canadienne d’optométrie, la plupart des fumeurs ne savent pas que leur consommation de tabac peut les rendre aveugles.

Comme la plupart des autres parties de notre corps, nos yeux ont besoin d’une bonne circulation sanguine et d’oxygène. Ces deux éléments sont stimulés par l’exercice régulier. L’exercice régulier nous aide également à maintenir un poids santé, ce qui réduit le risque de diabète et de maladies oculaires liées au diabète.

Si vous prévoyez pratiquer de nouvelles activités, parlez-en d’abord avec votre médecin. Si vous vous sentez essoufflé ou ressentez d’intenses douleurs pendant que vous faites de l’exercice, consultez rapidement un médecin.

Les bienfaits de l’exercice

Chez tout adulte, être actif pendant environ 2 heures et demie par semaine (par exemple, 20 minutes par jour) peut contribuer à améliorer :

  • la condition physique

  • la force

  • la santé mentale

Les autres bienfaits de l’exercice sont, entre autres, la réduction du risque de décès prématuré, de maladie cardiaque, d’accident vasculaire cardiaque, de pression artérielle élevée, de certains types de cancer, de diabète de type 2, d’ostéoporose, d’embonpoint et d’obésité.

Chez l’adulte âgé de 65 ans et plus, être actif pendant environ 2 heures et demie par semaine (par exemple, 20 minutes par jour) peut également contribuer au maintien de :

  • l’autonomie;

  • la mobilité;

  • la santé osseuse.

Types d’exercices recommandés:

  • Exercices d’aérobie (appelés aussi exercices d’« endurance ») – par exemple, marche rapide, vélo (y compris le vélo stationnaire) et aquagym (exercices d’aérobie dans l’eau).

    • L’intensité est importante: une intensité modérée signifie que vous transpirerez un peu et que votre respiration sera plus rapide que d’habitude; une intensité vigoureuse signifie que vous ne devriez pas pouvoir prononcer plus de quelques mots avant de devoir vous arrêter pour prendre votre souffle.

  • Exercices augmentant la force musculaire et la solidité des os (au moins 2 jours par semaine) – par exemple, soulèvement de poids et jardinage vigoureux (creuser ou pelleter).

Chez l’adulte plus âgé, l’équilibre est également important. Exercices améliorant l’équilibre – par exemple, tai-chi et yoga.

Pour la plupart des gens, mangez sainement signifie suivre un régime alimentaire équilibré comprenant beaucoup de légumes, de fruits et de grains entiers et boire de l’eau et autres liquides en grande quantité. Si vous êtes atteint d’une uvéite, une bonne alimentation peut vous aider à atteindre et à maintenir un poids santé et un bon niveau d’énergie. Pour plus de renseignements, consultez le Guide alimentaire canadien.

Exemples d’aliments sains pour maintenir la santé des yeux:

  • Aliments riches en lutéine, zéaxanthine et vitamine C, comme les poivrons orange

  • Le kiwi est une bonne source de vitamine C. Les framboises, la papaye, les groseilles rouges, blanches ou noires et le litchi sont d’autres excellents fruits contenant de la vitamine C.

  • Poitrine de dinde et bœuf maigre (contiennent de grandes quantités de zinc et de vitamine E)

  • Poissons contenant beaucoup d’acides gras oméga-3

  • Noix et graines

Conseil:

Ajouter une cuillerée à soupe de graines de lin moulues ou de germe de blé à votre régime alimentaire quotidien pour augmenter votre apport en éléments nutritifs pour les yeux.

Pendant que nous dormons, nos yeux sont continuellement lubrifiés. Durant notre sommeil, les yeux nettoient les irritants comme la poussière, les allergènes ou la fumée qui pourraient s’être accumulés durant la journée.

Dans le cadre de certaines études, on a laissé entendre que les cellules de l’œil sensibles à la lumière jouent un rôle important dans notre capacité à réguler nos cycles de veille et de sommeil. Cette sensibilité à la lumière pourrait devenir plus importante avec l’âge, car davantage de personnes présentent des problèmes de sommeil.

Nous savons que nous avons besoin de protéger nos yeux contre la surexposition aux rayons ultraviolets, mais nos yeux ont également besoin d’être exposés à une certaine lumière naturelle chaque jour afin de maintenir les cycles normaux de veille et de sommeil.

Dormez bien!

  • Mettez-vous au lit seulement lorsque vous avez sommeil; essayez d’établir un rituel relaxant à l’heure du coucher (par exemple, prendre un bain).

  • Créer un environnement propice au sommeil, où il y a peu de distractions (peu de bruit et de lumière et une température confortable).

  • Éviter de consommer des aliments, des boissons et des médicaments pouvant contenir des stimulants.

  • Éviter toute consommation d’alcool et de nicotine avant d’aller au lit.

  • Limiter ou arrêter la consommation de boissons renfermant de la caféine.

  • Faites de l’exercice régulièrement, mais pas avant d’aller au lit.

  • Essayer de pratiquer des techniques physiques et mentales de relaxation, comme le yoga.

  • Évitez les siestes en fin de journée ou en soirée.

  • Évitez les repas copieux avant d’aller au lit.

  • Utilisez le lit seulement pour dormir et pour les relations intimes (ne pas manger, lire, utiliser l’ordinateur/la tablette ou écouter la télé dans son lit!).

  • Établissez un horaire d’éveil régulier.

Solutions thérapeutiques complémentaires

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Pour certaines personnes atteintes d’uvéite, des traitements complémentaires et d’autres types de traitements (qui ne sont pas considérés comme faisant partie des remèdes traditionnels occidentaux) peuvent aider. Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé au sujet des autres types de traitements.

L’uvéite requiert un traitement médical prescrit et surveillé par un médecin. Il n’est pas conseillé d’avoir recours seulement à des traitements complémentaires et parallèles pour traiter l’uvéite.

N’oubliez pas de mentionner à votre médecin tout supplément ou produit à base de plantes que vous prenez ou que vous prévoyez prendre.

En plus d’une saine alimentation riche en aliments nutritifs pour les yeux, ces suppléments peuvent aussi aider vos yeux:

  • Une multivitamine quotidienne renfermant des vitamines antioxydantes A, C, E, des vitamines B ainsi que des oligo-éléments, comme le magnésium, le calcium, le zinc et le sélénium.

    • Dans le cadre d’une étude de faible envergure, on a fait valoir que les vitamines C et E pouvaient aider à réduire les symptômes de l’uvéite antérieure; les patients de l’étude ont pris de la vitamine C (500 mg, 2 fois par jour) et de la vitamine E (100 mg, 2 fois par jour) conjointement à leur traitement médical habituel. Lorsqu’on prend en considération ces résultats, il est important de ne pas oublier que les suppléments de vitamine C peuvent interagir avec d’autres médicaments, y compris les médicaments chimiothérapeutiques, les œstrogènes, la warfarine et autres. La vitamine E peut interagir avec certains médicaments, y compris les anticoagulants.

  • Les acides gras oméga-3, comme l’huile de poisson, peuvent aider à réduire l’inflammation et stimuler le système immunitaire. Vous devriez éviter de prendre des acides gras oméga3 avant une chirurgie de l’uvéite, car ils peuvent augmenter le risque de saignement. Avant de prendre des suppléments d’acides gras oméga-3, assurez-vous d’informer votre médecin si vous prenez aussi des anticoagulants, comme de l’aspirine, de la warfarine ou du clopidogrel.

  • La lutéine est un antioxydant important pour la santé des yeux.

Médicaments

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Les objectifs du traitement de l’uvéite sont de prévenir la perte de vision, de soulager la douleur et de réduire ou de prévenir tout changement nuisible dans l’œil.

Les spécialistes (ophtalmologiste ou rhumatologue) travaillent de concert avec le patient pour lui trouver les meilleurs traitements possible.

La décision de traiter ou non l’uvéite, et la façon de le faire, doit tenir compte des facteurs suivants:

  • Les structures de l’œil touchées par l’uvéite

  • La réversibilité de l’uvéite

  • L’ampleur de l’atteinte de la vision

  • Si l’atteinte touche un œil ou les deux

  • L’âge du patient et son état de santé général

Les médicaments pour traiter l’uvéite sont administrés sous forme de :

1. Gouttes

2. Comprimés

3. Injections (dans l’œil)

Les médicaments le plus fréquemment prescrits dans le traitement de l’uvéite sont les suivants: cycloplégiques, corticostéroïdes, immunosuppresseurs et anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il y a aussi d’autres médicaments, comme des antibiotiques et des antiviraux, qui sont utilisés seulement dans des cas particuliers d’uvéite.

Vous pourriez devoir rendre visite à votre médecin tous les 1 à 3 mois pour des rendez-vous de suivi et des analyses de sang.

Les cycloplégiques sont les médicaments le plus souvent prescrits pour traiter l’uvéite. Ces médicaments sont administrés sous forme de gouttes ophtalmiques (pour les yeux) et peuvent aider à réduire certains des symptômes de l’uvéite, comme la sensibilité à la lumière. Les cycloplégiques peuvent aussi aider à prévenir les complications liées à l’uvéite.

Les cycloplégiques couramment prescrits sont notamment les suivants: homatropine, atropine, cyclopentolate et tropicamide.

Effets secondaires:

  • Homatropine et atropine: maladresse, démarche vacillante, confusion, comportement inhabituel, peau sèche, battements du cœur rapides ou irréguliers, fièvre, bouffées de chaleur, voir, entendre ou sentir des choses qui n’existent pas (hallucinations), éruption cutanée, troubles de l’élocution, soif, sécheresse inhabituelle de la bouche, fatigue inhabituelle, somnolence ou faiblesse.

  • Cyclopentolate: irritation des yeux (par exemple, légère sensation de brûlure), dilatation des pupilles, vision trouble, difficulté à se concentrer et, rarement, sécheresse de la bouche, bouffées de chaleur, peau sèche, constipation, difficulté à uriner et battements de cœur rapides.

  • Tropicamide: irritation des yeux (par exemple, légère sensation de brûlure et sensibilité à la lumière), vision trouble, étourdissements ou impression d’être sur le point de s’évanouir, maux de tête, maux de cœur (nausées).

Les corticostéroïdes figurent parmi les médicaments le plus fréquemment utilisés chez les patients atteints d’uvéite. Ces médicaments sont efficaces pour réduire l’irritation et l’enflure associées à l’uvéite. Les corticostéroïdes sont utilisés depuis des décennies et jouent un rôle important dans le traitement de l’uvéite.

Il est important de savoir que les corticostéroïdes causent des effets secondaires potentiellement nocifs. La dose, la teneur, la durée d’utilisation et la voie d’administration du médicament sont tous des facteurs susceptibles de causer des effets secondaires.

Parmi les corticostéroïdes les plus couramment prescrits, on retrouve l’acétate de prednisolone, le phosphate de prednisolone et la rimexolone. La prednisone est le corticostéroïde par voie orale (par la bouche) le plus courant.

Les effets secondaires des corticostéroïdes sous forme de gouttes comprennent la cataracte, le glaucome et la ptose (paupière tombante).

Les effets secondaires des corticostéroïdes en comprimés sont les suivants: faiblesse musculaire, ostéoporose, nausées, augmentation de l’appétit, ulcères d’estomac, mauvaise cicatrisation des plaies, tendance à avoir des ecchymoses (bleus), transpiration abondante, maux de tête, sautes d’humeur, irrégularités menstruelles, diabète, gain de poids, formation de caillots de sang, hirsutisme et complications graves touchant les yeux, comme la cataracte et le glaucome.

Les immunosuppresseurs aident à réduire l’irritation et l’enflure associées à l’uvéite. Ces agents sont utilisés depuis de nombreuses années pour traiter l’uvéite et sont particulièrement importants pour les patients qui ne tolèrent pas le traitement par les corticostéroïdes.

Il existe un grand nombre d’immunosuppresseurs différents et les ophtalmologistes recommandent ceux qui conviennent le mieux à chacun de leurs patients. On les prend généralement par voie orale (par la bouche).

Les immunosuppresseurs couramment prescrits sont notamment les suivants:

Bien qu’ils soient très efficaces, les immunosuppresseurs peuvent aussi causer des effets secondaires, dont les suivants: diminution du nombre de cellules sanguines, infection, lésions sur les poumons, problèmes de reins, problèmes de foie, troubles visuels, anomalies congénitales, cancer, nausées, vomissements et diarrhée.

Comprendre les médicaments biologiques et biosimilaires

La plupart des gens connaissent les médicaments classiques, comme les analgésiques. Ces médicaments sont fabriqués à partir de substances chimiques (obtenues par synthèse chimique).

Certains d’entre vous ont probablement entendu parler des médicaments « biologiques » qui sont utilisés pour traiter des maladies graves, comme le cancer, les maladies inflammatoires de l’intestin, le psoriasis et la polyarthrite rhumatoïde. Les médicaments biologiques sont des médicaments spéciaux, conçus à l’aide de procédés biologiques dans des cellules vivantes.

Les médicaments classiques et les médicaments biologiques comportent des différences importantes.

 

Médicaments classiques Médicaments biologiques
Fabriqués à partir de substances chimiques Fabriqués à partir de cellules vivantes
Généralement de petites molécules Grosses molécules complexes

 

Historique des médicaments biologiques

  • Dans les années 1970 et 1980, des scientifiques se sont mis à insérer certains gènes dans des cellules vivantes pour fabriquer des protéines particulières, ou « produits biologiques », pouvant être utilisés comme traitements.
  • L’insuline humaine, utilisée pour traiter le diabète, est le premier médicament biologique.

C’est un fait connu qu’à l’expiration du brevet d’un médicament classique, d’autres entreprises peuvent produire des copies appelées « médicaments génériques ». Bien que l’ingrédient actif d’un médicament générique soit identique à celui du médicament classique d’origine, les ingrédients non médicinaux, comme les agents de remplissage et les colorants, peuvent être différents.

Lorsque le brevet d’un médicament biologique est échu, d’autres entreprises peuvent en produire des copies. Cependant, comme il est impossible de produire des copies identiques des médicaments biologiques en raison de leur mode de fabrication, on ne peut pas parler de médicaments génériques ni même de médicaments biogénériques. Le terme approprié est médicament biosimilaire puisqu’un tel médicament ne peut être que similaire et non pas identique au médicament d’origine. Au Canada, le terme officiel utilisé pour désigner un médicament biosimilaire est « produit biologique ultérieur » ou « PBU ».

Les médicaments biosimilaires sont-ils des versions génériques des médicaments biologiques d’origine?

Non. Les médicaments biosimilaires sont semblables, mais pas identiques aux médicaments biologiques d’origine. Cela vient du fait que le groupe de cellules utilisées pour produire les médicaments (lignée cellulaire), la molécule médicamenteuse et le processus de fabrication sont différents.

Au Canada, les fabricants de médicaments biosimilaires doivent démontrer à Santé Canada la similarité de leur produit et du médicament biologique d’origine et que les bienfaits de leur produit l’emportent sur les risques. La monographie des produits biologiques ultérieurs doit être différente de celle des médicaments biologiques d’origine.

Est-ce que la différence entre un médicament biosimilaire et le médicament biologique d’origine a une incidence sur moi et sur mes soins?

Oui. Les médicaments biologiques d’origine et les médicaments biosimilaires peuvent agir différemment dans votre organisme et vous pourriez présenter des effets secondaires différents.

Comme les versions d’origine et biosimilaires ne sont pas identiques, il est important de demander à votre médecin des précisions sur l’ordonnance pour savoir quel médicament il vous prescrit.

Santé Canada n’appuie pas la substitution automatique en pharmacie, c'est-à-dire le remplacement d’un médicament biosimilaire par un médicament biologique d’origine.

Pour en savoir plus sur les médicaments biosimilaires, visitez :

Santé Canada
www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/brgtherap/applic-demande/guides/seb-pbu/01-2010-seb-pbu-qa-qr-fra.php

Alliance for Safe Biologic Medicines (États-Unis)
www.safebiologics.org

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont une classe de médicaments utilisés fréquemment dans différents domaines de la médecine. Ils aident à réduire l’irritation et l’enflure de l’œil qui caractérisent l’uvéite.

Les AINS pourraient ne pas être aussi efficaces que les corticostéroïdes; toutefois, les effets secondaires des AINS sont moins graves que ceux associés aux corticostéroïdes.

Les effets secondaires des AINS comprennent les nausées, les vomissements, la diarrhée, la constipation, la diminution de l’appétit, les étourdissements et les maux de tête.

Les AINS prescrits couramment (au Canada) sont les suivants:

Gouttes ophtalmiques (pour les yeux):

Comprimés (pris par la bouche):

Dans certains cas, il est parfois nécessaire de traiter l’uvéite par des antibiotiques ou des antiviraux si elle est causée par une infection. Il est important de prendre les antibiotiques exactement comme votre médecin vous l’a prescrit, car la prise irrégulière ou inadéquate des antibiotiques peut entraîner une résistance aux antibiotiques.

La chirurgie comme choix de traitement peut être considérée lorsque des lésions physiques touchant les structures de l’œil ne peuvent être corrigées autrement que par voie chirurgicale. Une intervention chirurgicale aux yeux peut comporter des risques, mais les plus récents progrès de la technologie font en sorte qu’il est plus sûr et plus facile d’opérer les diverses parties de l’œil.

Avertissement 

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